
Réunie à Kinshasa lors d’une matinée d’échanges consacrée à la paix et à la cohésion sociale, la structure de la société civile Agir en groupe organisé en vue des résultats pour l’avenir (AGORA) a appelé à une véritable réconciliation nationale comme voie incontournable vers une paix durable en République démocratique du Congo.
Kinshasa, 21 juin 2026 – Dans un contexte marqué par les divisions, les conflits armés et les blessures héritées du passé, la structure de la société civile Agir en groupe organisé en vue des résultats pour l’avenir (AGORA) a recommandé, dimanche à Kinshasa, la réconciliation nationale comme fondement essentiel de la paix durable en République démocratique du Congo.
S’exprimant au cours d’une matinée d’échanges consacrée à la paix et à la cohésion sociale, le coordonnateur de l’AGORA, Faustin Mpako, a souligné que la reconstruction du tissu social congolais passe d’abord par une transformation intérieure des citoyens.
« Dans un contexte national marqué par les divisions, les conflits et les blessures du passé, nous lançons un appel à la réconciliation, car la paix commence dans le cœur d’une personne afin de contribuer à la reconstruction du tissu social du pays », a-t-il déclaré.

Pour lui, la paix ne saurait être réduite à la simple absence de guerre.
« La paix n’est pas seulement l’absence de la guerre. Elle est le rétablissement des relations brisées entre Dieu et les hommes, entre les êtres humains eux-mêmes et avec leur environnement. La véritable réconciliation n’efface pas les blessures du passé ; elle permet plutôt de les guérir », a-t-il ajouté.
Selon Faustin Mpako, le processus de réconciliation doit notamment s’appuyer sur le pardon, la recherche de la vérité, la justice et la restauration de la confiance mutuelle.

Intervenant à son tour, Nandy Angalikiana, membre de l’AGORA, a indiqué que la réconciliation consiste avant tout à restaurer une relation rompue afin de rétablir la paix, l’amour et la confiance entre les individus.
« La réconciliation est l’affaire de chacun de nous. Chaque personne est appelée à être un témoin de paix, à refuser la haine et la vengeance, à favoriser le dialogue, à pardonner même lorsque cela est difficile et à construire des ponts plutôt que des murs », a-t-elle affirmé.
Elle a insisté sur le fait que cette responsabilité ne relève pas uniquement des dirigeants politiques ou des autorités religieuses, mais de l’ensemble des citoyens.
Le rôle déterminant des femmes dans la reconstruction de la paix
Une autre intervention a porté sur la contribution des femmes au processus de réconciliation nationale. Iba Alda, également membre de l’AGORA, a mis en avant le rôle stratégique que jouent les femmes dans la consolidation de la paix grâce à leur influence au sein de la famille, dans l’éducation et dans le développement communautaire.
« Lorsqu’elle est forte et consciente de sa mission, la femme devient une véritable bâtisseuse de la paix », a-t-elle soutenu.

Selon elle, une femme épanouie est capable de maîtriser sa mission, sa destinée et ses initiatives. Elle constitue une éducatrice des générations futures et une actrice incontournable de la réconciliation nationale.
Il convient de rappeler que l’AGORA est une organisation congolaise engagée dans la promotion de la cohésion sociale, de la réconciliation et du leadership féminin. Elle se veut également un cadre de dialogue stratégique réunissant des femmes issues de divers secteurs afin de renforcer la gouvernance et de contribuer à l’émergence socio-économique de la République démocratique du Congo.
Nenette Fwamba