
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social, RCET/CPS, s’est déclaré favorable à la révision de la Constitution. Il a invité le Président Félix-Antoine Tshisekedi à promulguer la loi sur le référendum déjà adoptée par le Parlement.
Le Coordonnateur du RCET/CPS, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, s’exprimait au cours d’un point de presse tenu ce mardi 23 juin 2026, à Kinshasa. Il répondait à la déclaration de la CENCO du 20 juin, défavorable à toute modification de la Loi fondamentale.
« Nécessité et urgence » pour le RCET/CPS
Pour le RCET/CPS, la révision répond à une «nécessité d’adaptation » 20 ans après la promulgation de la Constitution.
M. Lisanga Bonganga a évoqué les accords économiques signés avec les États-Unis d’Amérique. Selon lui, la structure économique actuelle « ne permet pas d’intégrer ces accords bénéfiques pour notre pays ».

Sur le plan politique, il a présenté la révision comme un devoir de mémoire envers Étienne Tshisekedi Wa Mulumba.
« Le Président Félix-Antoine Tshisekedi ne peut achever son mandat sans concrétiser le testament de notre mentor », a-t-il affirmé, rappelant l’engagement de l’opposant historique pour une Constitution issue de la Conférence Nationale Souveraine.
Le RCET/CPS nie un consensus à la CENCO
Répondant aux évêques catholiques, M. Lisanga Bonganga a soutenu qu’« il n’y a pas consensus » au sein de la CENCO sur ce dossier. Il a cité la jeunesse catholique, des leaders politiques et sociaux catholiques ainsi que des mouvements de femmes qui, selon lui, seraient favorables au changement.
Il a appelé la population, « particulièrement la jeunesse, à ne pas verser dans les violences inutiles », assurant que « la Constitution sera bel et bien changée ».
La CENCO s’est prononcée le 20 juin contre toute révision constitutionnelle, au nom de la stabilité institutionnelle. L’Union Sacrée de la Nation et plusieurs partis de la majorité soutiennent en revanche la démarche.
Le RCET/CPS a conclu en établissant un parallèle : « Le Président honoraire Joseph Kabila avait modifié la loi fondamentale sans le soutien du peuple congolais. Qu’en sera-t-il du Président Félix-Antoine Tshisekedi, bénéficiaire de l’engouement populaire ? »
La rédaction