
Le gouvernement congolais a lancé, jeudi 25 juin à Kinshasa, le projet « Facilité 1325 », une initiative destinée à renforcer le rôle des femmes dans les processus de paix et de prise de décision. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du troisième Plan d’action national de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé, jeudi 25 juin à Kinshasa, au lancement officiel du projet « Facilité 1325 », une initiative visant à renforcer le leadership des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la gouvernance inclusive.

Présidant la cérémonie, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présenté ce projet comme un levier stratégique pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité en RDC, en appui au troisième Plan d’action national inspiré de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.
« Cette initiative stratégique vise à dynamiser la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité en République démocratique du Congo. Elle s’inscrit en soutien au Plan d’action national de troisième génération, adossé à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré la ministre.

Selon elle, ce programme traduit un engagement collectif en faveur d’une participation accrue des femmes aux mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix. Il vise également à renforcer les politiques publiques en matière d’égalité des sexes et de gouvernance inclusive.
Micheline Ombae Kalama a salué la vision du président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, axée sur l’inclusion et la justice sociale, ainsi que le leadership de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, qu’elle considère comme une illustration de la promotion des femmes aux plus hautes responsabilités de l’État.
La ministre a rappelé que ce projet intervient dans un contexte où la RDC demeure confrontée aux conséquences de plusieurs décennies de conflits armés. Selon elle, près de onze millions de personnes ont été affectées par ces crises, tandis que les affrontements survenus au début de l’année 2025, notamment à Goma et à Bukavu, ont aggravé la situation humanitaire et les déplacements des populations.
Face à la persistance des violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, elle a insisté sur la nécessité de garantir une participation effective des femmes aux processus de négociation et de construction de la paix, estimant que leur rôle demeure essentiel dans la résilience des communautés.

La réussite de la « Facilité 1325 », a-t-elle poursuivi, reposera sur une coordination étroite entre Expertise France, les institutions nationales bénéficiaires et les organisations de la société civile, appelées à travailler de manière concertée pour atteindre les objectifs fixés.
Les autorités ont, par ailleurs, insisté sur l’exigence de redevabilité dans l’exécution du projet.
« Chaque ressource investie devra générer un impact direct et mesurable sur le quotidien des femmes et des filles », a souligné Micheline Ombae Kalama.
À l’issue de la cérémonie, il a été annoncé qu’un mécanisme de suivi et d’évaluation en temps réel sera mis en place afin de mesurer les progrès réalisés, garantir une gestion axée sur les résultats et assurer la pérennité des actions entreprises en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité en République démocratique du Congo.
Nf