
Kinshasa, 11 juin 2026 – Au sortir de l’audience du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema dans le dossier Platini Sadisa, Me Jean-Marie Kabengela, chef du collectif des avocats de l’artiste Déborah Mulanga, alias Rebo Tchulo, a tenu à rétablir les faits.

S’exprimant devant la presse, le conseil a d’abord écarté l’idée selon laquelle sa cliente aurait contacté les militaires.
« On a fait croire que notre cliente aurait appelé les militaires. Ce n’est pas vrai. Moi, j’ai son contrat avec le réalisateur. C’est le réalisateur qui a géré la sécurité ce jour-là et c’est lui qui a mis les militaires en contact. Rebo Tchulo n’a jamais appelé », a déclaré Me Jean-Marie Kabengela.

L’avocat s’est appuyé sur les déclarations du lieutenant Zababu Musafiri, chef de patrouille et prévenu dans ce dossier.
« Même à l’audience, le lieutenant Zababu, chef de peloton, a dit qu’il n’a jamais reçu d’ordre de Rebo Tchulo. Il ne l’a jamais appelée. C’est lui-même qui l’a dit au tribunal », a-t-il poursuivi.
Pour Me Kabengela, ces éléments confirment la position de la défense : Rebo Tchulo n’a aucun rôle dans les faits reprochés aux militaires.

« Notre cliente n’est pas prévenue. Elle est présumée innocente. Elle assiste à toutes les audiences. Vous avez vu vous-mêmes que les militaires ne la reconnaissent pas comme ayant donné des ordres », a-t-il insisté.
Le chef du collectif des avocats a également salué la conduite de l’instruction par le tribunal militaire.

« Nous sommes sereins. Nous félicitons les magistrats militaires pour le travail de qualité qu’ils sont en train de faire. La vérité est en train de s’établir d’elle-même », a conclu Me Jean-Marie Kabengela.
L’affaire est renvoyée au jeudi 25 juin 2026 à 9h devant le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema.
Michael Bakemba