
Les propos du Président ont été sortis du contexte. Mais quand même il faut retenir que Lorsque le Président parle, il use souvent de la métaphore. Figure de style qui rapproche deux réalités par similitude, elle permet de nommer l’innommable.
Le chien est un canidé dépourvu de conscience morale. Il agit par instinct ou sur ordre de son maître. Dès lors, l’homme qui n’agit que sur ordre d’un maître mérite la métaphore. Comme on dit : « Le chien aboie, la caravane passe ». ainsi, que dire de nos compatriotes qui tuent, violent, et pillent selon les ordres d’un maître appelé Kagame ? Ne sont ils Pas dépourvus de conscience ?
Revenons au contexte congolais. Prenons l’exemple d’un père qui entre chez lui par la fenêtre pour violer ses propres enfants. Comment le qualifier ? D’animal. En Afrique, on appelle le Président « Père de la Nation ». Un père qui prend les armes pour tuer la population qu’il a dirigée n’est-il pas proche du viol ? Comment traiter un tel président, fût-il ancien ?
L’histoire politique nous enseigne que les mots ont leur place face au crime. Abdoulaye Yerodia parlait de « vermine » pour le RCD. M’zee Kabila dénonçait un « conglomérat d’aventuriers » à propos de l’AFDL. George W. Bush traitait Al-Qaïda de « cafards ». Il n’existe pas de qualificatif trop sévère pour ceux qui sèment la mort.
Dans cette logique, qui s’est senti morveux pour parler ? Corneille Nangaa. Le prochain locataire de la CPI, qui n’a pas droit à la parole en RDC. Car sa bouche est pleine du sang des Congolais qu’il a contribué à faire tuer. Lui aussi a pris la parole pour défendre son maître. Quelle métaphore employer pour lui ?
La rédaction