
Kinshasa, le 16 juin 2026 — Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) est sorti de sa réserve au sujet des incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition le 12 juin à Kinshasa.
Au cours d’un point de presse tenu ce mardi, son coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga, a vivement mis en cause la Coalition C64, l’accusant d’avoir manqué aux engagements convenus avec les autorités provinciales.
Selon lui, un accord avait été trouvé pour que la manifestation se déroule au terrain Asosa, dans la commune de Kasavubu. Toutefois, les organisateurs auraient décidé de s’écarter de cette disposition en dirigeant leurs militants vers le Palais du Peuple.

« Faute d’une mobilisation suffisante pour occuper le site convenu, la C64 a préféré se rendre devant le Palais du Peuple, en violation des dispositions arrêtées avec les autorités », a déclaré Jean-Pierre Lisanga.
Au-delà du respect de l’itinéraire initialement prévu, le coordonnateur du RCET-CPS estime que cette démarche répondait à un objectif plus large. D’après son analyse, certains acteurs de l’opposition auraient cherché à provoquer un climat de tension aux abords du siège du Parlement, afin de déclencher des incidents pouvant ternir l’image des institutions de la République.
Le mouvement soutient également que cette stratégie visait à alimenter une campagne de discrédit aux niveaux national et **international. Le RCET-CPS considère ainsi que les événements du 12 juin n’auraient produit ni les effets escomptés, l’opinion publique ayant, selon lui, rapidement perçu les véritables motivations de cette action.
Poursuivant son argumentation, le mouvement est revenu sur les informations faisant état de blessés lors du sit-in. Le RCET-CPS affirme qu’aucun responsable de la coalition C64 n’aurait été atteint par balle pendant les incidents.
D’après cette formation politique, les blessures rapportées seraient plutôt dues à des mouvements de foule et à des **bousculades ayant affecté les manifestants. Le RCET-CPS présente cette version des faits comme un élément déterminant pour éclairer l’opinion sur le déroulement réel d’une journée qu’il juge marquée par de fortes tensions politiques.
La rédaction