
Kinshasa, 11 juin 2026 – La première réunion du Comité de pilotage du Programme conjoint d’appui à la réforme de la justice en République démocratique du Congo (2025-2029) s’est tenue jeudi à Kinshasa sous la présidence du Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali. La rencontre a réuni les acteurs de la justice civile et militaire, le Conseil supérieur de la magistrature, le système des Nations Unies ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.

Les travaux ont permis de valider les orientations stratégiques du programme et de signer le Plan de travail annuel (PTA) 2026, qui servira de feuille de route pour la première année de mise en œuvre.

Dans son allocution de clôture, Guillaume Ngefa a salué « la qualité des échanges » et souligné que ce programme, élaboré conjointement avec le Gouvernement, le Conseil supérieur de la magistrature et les Nations Unies, répond aux priorités nationales en matière de justice. Il a notamment mis en avant la lutte contre la corruption, la spoliation, l’impunité, la digitalisation du système judiciaire et l’amélioration des conditions carcérales.
Le Garde des Sceaux a également insisté sur la nécessité de rapprocher la justice des citoyens afin de réduire le « désert judiciaire », annonçant la construction de six complexes judiciaires d’ici la fin de l’année ainsi qu’une révision des frais de consignation pour faciliter l’accès à la justice. Pour Guillaume Ngefa, « la justice ne doit pas être une affaire de ceux qui ont des moyens » financiers.

Abordant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, le Ministre d’Etat a réaffirmé la détermination des autorités à poursuivre les auteurs de crimes graves. « Ceux qui ont commis des crimes dans notre pays, quelle que soit leur nationalité, seront jugés par nos cours et tribunaux », a-t-il déclaré, estimant que la lutte contre l’impunité constitue un instrument essentiel de paix.
De son côté, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Damien Mama, a rappelé que « la paix durable, la cohésion sociale et le développement inclusif ne peuvent être réalisés sans une justice accessible, crédible, indépendante et respectueuse des droits humains ».

Le Programme conjoint d’appui à la réforme de la justice 2025-2029 vise à renforcer l’État de droit, améliorer l’accès à la justice, moderniser le système pénitentiaire et consolider la protection des droits humains. La validation du PTA 2026 marque le démarrage effectif de sa mise en œuvre.
La rédaction